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Chroniques Ancestrales

Pierre Dagenais dit Lépine (1634-1689)

16 Janvier 2014 , Rédigé par Jean-François Dagenais Publié dans #Ancêtres, #CGFA, #Dagenais, #Familles, #Histoire, #Lignées, #Outils, #Recherche

En 1630, les Rochellais doivent se réorganiser suite à la prise en main de leur métropole huguenote, par le Roi catholique Louis XIII et son Cardinal Richelieu. Cette restructuration, pour contrer l'affaiblissement économique de La Rochelle, prit un certain temps.

Les pertes de revenus des marchands, des commerçants, des armateurs et des marins nuisaient à l'activité économique de la ville. La famille Dagenais qui y résidait fut préservée partiellement de cette déconvenue. Les nouveaux administrateurs de la ville, nommés par le Roi, tant bourgeois que commissaires, nous apprennent entre autre, qu'Arnaud Dagenais était commissaire de La Rochelle.

C'est dans cette ville, la grande porte du Vieux monde ouverte sur le Nouveau monde, autant par son histoire que par sa position géographique, que naquit l'ancêtre Pierre Dagenais. Il était le fils d'Arnaud Dagenais et d'Andrée Poulet, né dans la paroisse St-Sauveur de La Rochelle, quartier des artisans, et de la province historique de l'Aunis qui constitue tout le nord-ouest du département de la Charente-Maritime, incluant alors La Rochelle.

L'avenir pour un jeune homme, étant incertain, un de ses fils, Pierre, émigra en Nouvelle-France. Aucun acte d'engagement n'existe sur cette transplantation, mais on peut imaginer que l'ancêtre avait quelques aisances, quoiqu'orphelin, puisqu'il semble que les deux parents, mariés le 31 décembre 1631, étaient décédés depuis 1637. La probabilité de son arrivée n'est pas établie. Baptisé le dimanche 17 septembre 1634, son parrain était Pierre Couvarge, (Couraige) sieur de la Tour, sergent royal, et sa marraine Françoise Rabar (Robert).

Son baptême est inscrit dans les registres catholiques de la chapelle de l'abbaye Sainte-Marguerite de La Rochelle. Il nous semble plus juste de dire que le patronyme provient de la ville d'Agen et le surnom Lépine, porté parfois par l'ancêtre, rappelle les aiguilles nécessaires à tout bon tailleur ? Un tailleur, à l'époque de la Nouvelle-France, avait un revenu d'environ 180 livres par année.

Les Dagenais de La Rochelle étaient-ils à la fois huguenots et royalistes ? Comme l'origine du patronyme est commune avec la ville d'Agen et que cette ville était aussi un lieu où les protestants avaient une présence, ce fait porte à croire doublement qu'une recherche s'impose dans ce sens.

Et le père, Arnaud Dagenais, né vers 1610 dans la paroisse St-Sauveur, comment a-t-il vécu le siège de La Rochelle de novembre 1627 à novembre 1628 ? Était-il commissaire avant ou après le siège ? Habitait-il La Rochelle avant le siège de 1627 ?

Comme des contrats de cinq ans étaient accordés par la Compagnie des Cent Associés aux volontaires avec logement et nourriture garantis; il se peut que Pierre Dagenais y ait souscrit pour se retrouver auprès du maître tailleur Nicolas Hubert dit Lacroix à Ville-Marie.

Pierre Dagenais ne fait pas partie de la liste de La Grande Recrue de 1653 ni de la Petite Recrue antérieure effectuée par la co-fondatrice de Montréal, Jeanne Mance. L'ancêtre était marchand bourgeois avant de venir ici.

Pierre Dagenais apparaît présent sur un premier acte notarié en Nouvelle-France, chez le notaire Jean de Saint-Père de Montréal, un dimanche du 5 août 1657, il est alors âgé de 23 ans. L'ancêtre paraphe comme témoin sous un contrat de bail entre Pierre Gadois (Gadoys) et Michel Téodore (Théodore).

Gadois et Dagenais étaient frères d'arme, ils faisaient partie de la milice de Ville-Marie du sieur de Maisonneuve. Sur ce même document, on retrouve le nom du maître-tailleur et milicien Hubert Lacroix. Pierre Dagenais fit parti de la 10iè escouade de Ville-Marie comme milicien en 1663. Le 23 novembre 1662 Pierre Dagenais, tailleur et Antoine Tambour domestique du sieur Jacques Testart dit Laforest, s'engagent à défricher quatre arpents de terre chacun, sur le domaine des Seigneurs de Montréal.

Le 29 octobre 1663, la présence de Pierre <<Dagenest>> devant le notaire Bénigne Basset révèle ceci : depuis deux ans, Pierre travaille sur une terre louée du charpentier Laurent Archambault; il en a défriché 2 arpents; maintenant, il la baille (loue) pour une année au meunier Olivier Charbonneau.

Ce dernier lui donnera 12 minots de blé froment, à la Saint Michel de 1664. Pierre Dagenais signe avec parafe. Ce texte notarié prouve de son premier métier, fermier; de son établissement temporaire, à Ville-Marie, chemin du Côteau St-Louis, à un point situé aujourd'hui entre les rues Parthenais et De Lorimier.

Ses voisins sont Urbain Jetté et Marie Pournin, d'une part et la veuve de Jacques Testard dit Laforest d'autre part. Celui-ci était le caporal élu où Pierre Dagenais fit parti, parmi les six miliciens de la 10iè escouade de la garnison de Ville-Marie.
Deux autres contrats passés à la maison du notaire Pierre Duquet à Québec, le 2 août 1664, apportent un éclairage nouveau sur les activités de l'ancêtre Dagenais.

En effet, le samedi 2 août, table ronde de trois marchands rochellois: Alexandre Petit et François Roy de passage à Québec, en face de Pierre Dagenais. Ce dernier avoue que son frère Simon de La Rochelle lui doit 126 livres. Il montre le billet signé par le notaire Langlois de Larochelle .

Cependant, l'argent est entre les mains de Simon Baston, marchand de la dite ville et associé d'Alexandre Petit, celui-ci accepte de réclamer cet avoir dès son retour en France et remet sur-le-champ une somme équivalente à Pierre Dagenais. Celui-ci demeure à Québec quelque temps. Avant de remonter à Montréal, Pierre achète des marchandises, il s'endette même de 266 livres envers Alexandre Petit.

 

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Le surlendemain, le 4 août, Dagenais promet devant le même notaire Duquet d'en payer 100 <<au premier bastiment qui descendra de Montréal>> et le restant par le premier navire de l'année suivante. Les marchands qui connaissaient depuis longtemps le territoire et ce même avant Jacques Cartier, servaient ainsi comme bureau de change. De plus nous apprenons que Pierre Dagenais a un frère : Simon. Ce Simon serait né un 5 août 1632 et serait donc son frère aîné.

Un bateau de France, venant de Dieppe, arrive à Québec le lundi 18 juin 1665. Le navire, le St Jean-Baptiste de Dieppe, amène une centaine de filles protégées par le Roi dont : Anne Brandon, fille de Daniel Brandon, hôtelier et de Jeanne Proligne. Anne Brandon, orpheline champenoise, née le 28 août 1634, aînée d'une famille de huit enfants; native de Sedan, chef-lieu du département des Ardennes, près de la frontière belge, était un fief protestant. Cette ville s'étend au fond d'un bassin encadré d'hauteurs boisées, dans la vallée de la Meuse.

Anne Brandon se rendit à Ville-Marie dans une barque pour Montréal comme tous les voyageurs en transit de Québec. Pendant quelques semaines, elle fut fort probablement une protégée de Marguerite Bourgeois. Pierre Dagenais fréquenta Anne Brandon, l'aima et la conduisit au pied de l'autel de la chapelle de l'Hôtel-Dieu à Montréal pour la bénédiction nuptiale, mardi le 17 novembre 1665 (voir addendum III).

Les témoins au mariage étaient: Pierre Jarry; Nicolas Hubert dit Lacroix, maître-tailleur d'habits et caporal de la 17iè escouade de Ville-Marie; Gilbert Barbier ancien marguillier et charpentier; et l'officiant Gabriel Soüart prêtre de St-Sulpice de Montréal. Auparavant, Pierre Dagenay fut aussi parrain de Pierre Cardinal (Cardinau) fils de Simon et Michelle Garnier le 31 mai 1665, le parrain est inscrit comme tailleur.

Dagenests aurai été invité à construire avec son voisin le meunier Olivier Charbonneau, un moulin à eau quelque part sur le fleuve. On construisit, en 1665, un moulin à eau sur le fleuve Saint-Laurent qui fut déclaré propriété d'Olivier Charbonneau et de Pierre Dagenets tel que rédigé dans les greffes de Ville-Marie, le 20 décembre 1668, par un jugement de M. Charles Joseph d'Ailleboust, officier de justice seigneuriale.

Il ne s'agit pas du moulin Ste-Marie à Pointe-aux-Trembles, ni celui du Fort et ni celui du Côteau. Le vol des minots de blé en 1668 qui attendaient d'être moulus, rapporté dans les greffes de Ville-Marie, confirme que le moulin Dagenais-Charbonneau fonctionnait en 1668.

Jusqu'ici ce moulin n'a pas encore été localisé. Les plans du bassin hydrographique du territoire de la colonie pourraient permettre de repérer l'endroit quelque part autour du tunnel Louis-Hyppolite Lafontaine du côté de Montréal.

À la même époque, en 1666, Pierre Dagenais semble occupé à bâtir maison sur un morceau de terre concédé verbalement par le supérieur des Sulpiciens, M. Gabriel Souart. Cette maison, recouverte de planches, avec chambre basse, grenier et cheminée, voisinera celles de Michel Moreau et de Claude Desjardins.

Pierre prit plusieurs années à trouver sa voie. Préférait-il le commerce à l'agriculture? D'abord, une terre de 30 arpents lui est concédé le 27 juillet 1666 qu'il vendra le 5 novembre 1670 à Antoine Dufresne localisé entre Charbonneau et Couignon; le 4 septembre 1667, devant le notaire Basset, il vend sa maison à Charles Testard dit Folleville pour le prix et somme de 90 livres tournois dont 9 iront au chirurgien Jean Gaillard.

Cette dette de 9 livres avait-elle été contractée à la suite des soins médicaux prodigués au petit Michel, né le 29 septembre 1666 ? L'on sait que l'infant décéda au milieu du mois de novembre 1667. Nous découvrons avec plaisir au bas de ce contrat rédigé par Bénigne Basset, une signature digne d'une institutrice diplômée, celle d'anne brandon.

Pierre Dagenais et sa femme Anne Brandon vendent la maison située dans la commune qu'ils possédaient depuis le 1er mai 1667, parcelle située sur la rue Saint-Paul, côté sud, entre la rue Saint-Gabriel et la rue Saint-Vincent, joignant une maison de Laforest; l'acte est passé devant le notaire Basset, au dossier no. 391.

Le 3 juillet 1670, Dagenais achète, au lieu dit Saint-François, 30 arpents de terre de Pierre Lorrain dit Lachapelle, qui les avait obtenus de Simon Lasalle; Pierre paie 200 livres sur-le-champ. Le vendeur se réserve cependant la récolte de grains. Jean Gervaise et François Bailly servent de témoins au contrat. Le 5 novembre de la même année, Dagenais délaisse sa terre située à la Côte Saint-François, propriété que lui avaient concédée les Sulpiciens, le 27 juillet 1666, et sur laquelle il y avait (un cabane à grains).

Antoine Dufresne devient propriétaire de ce domaine de 30 arpents carrés moyennant la somme de 160 livres dont 6 minots de blé d'une valeur marchande totalisant 30 livres. Le recensement de 1666-1667 de Montréal donne : Pierre Dagenais, 32 ans, Anne Brandon sa femme, 28 ans et leur premier enfant Michel a 15 mois. Ils ont comme voisins Michel Moreau et Claude Desjardins.

Trois ans plus tard, le 17 septembre 1673, Pierre Dagenais revend la ferme achetée de Pierre Lorrain à Claude Raimbault, pour 100 livres en marchandise de France et 50 minots de blé. Pierre se réserve le logement jusqu'au 24 juin 1674, date où il partira s'établir à Rivière-des-Prairies, un peu comme l'avait déjà fait son voisin Jean Grou en 1671.

Avant il était impensable de penser s'établir de ce côté-là de la rivière des Prairies à cause des Iroquois qui entraient sur l'île de Montréal via cette rivière. Les terres concédées par les Messieurs de St-Sulpice étaient plus grande de 60 arpents. Pierre Dagenais avait comme voisin Nicolas Ragueneau et Nicolas Jolly sur les terres de la côte Saint-Dominique.

L'agenda des années qui suivent laisse le chercheur sur son appétit. D'après l'acte de baptême d'Élisabeth Dagenais inscrit au registre de Pointe-aux-Trembles, en 1676, et celui de la sépulture de Cunégonde Dagenais enregistré au même endroit le 3 septembre 1679, nous pouvons déduire que la famille vivait sur le territoire voisinant le Sault-au Récollet, quelque part entre les lots 1120 et 1193.

À l'hiver 1681, ce fut le grand recensement de la Nouvelle-France. Anne 40 ans et Pierre, tailleur 50 ans, reçurent les recenseurs avec fierté. Ils donnèrent les noms de leurs 5 enfants vivants Michel 16 ans, Françoise 14 ans, Cécile 12 ans, Pierre 8 ans, Élisabeth 6 ans; Marguerite et Cunégonde n'étaient plus.

Pierre avait été marchand et fermier; maintenant il se présente comme tailleur d'habits, même s'il possède 3 bêtes à cornes et 9 arpents de terre en culture sur l'île de Montréal, dans le voisinage de Rollin Billaud et d'Antoine Beaudry. Notaires et recenseurs écrivaient Dagenest. Contrairement à tous ses voisinsde la côte St-Dominique, Pierre Dagenais n'a pas déclaré avoir de fusil, lui qui était milicien.

 

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Des liens d'amour unissent les membres du foyer Dagenais-Brandon. Michel, l'aîné, 21 ans, sera inhumé à la Rivière-des-Prairies, le 17 octobre 1686. Nous ignorons les causes de sa mort. Françoise, née le 3 mars 1668 à Rivière des Prairies et baptisé le même jour à Montréal unira un jour sa vie à Pierre Roy en 1688 (trois enfants) et ensuite à Pierre Chonard le 22 avril 1699 (trois enfants); Cécile, à Claude Dumets, le 19 juin 1698, à Montréal.

Un 15 novembre 1698, à Repentigny, Élisabeth gagnera le cœur de Pierre Augé dit Lafleur et lui donnera huit enfants. Le fils Pierre II transmettra seul le nom Dagenais par un mariage fécond avec Marie Drouet, le 30 avril 1695, à Pointe-aux-Trembles.
En 1689, les Agniers, alliés aux hollandais de New-York, font la guerre et massacre les habitants de Lachine.

Puis ils se rendent à Lachenaie, en passant par la Rivière-des-Prairies où le 9 août, ils exterminent Pierre Dagenais et Anne Brandon son épouse ainsi que plusieurs autres voisins et brûlent leurs maisons. Les survivants réfugiés dans le moulin de la Pointe à Deroches inhumèrent le corps de Pierre Dagenais et sa sépulture fut enregistrée sur un bout de papier par le curé de Lachenaie.

Le sagace historien Édouard-Zotique Massicotte découvrit ce document dans les archives de Joliette, 225 ans plus tard. Seuls les restes de Pierre Dagenais furent ensevelis. Anne Brandon fut tuée ou brûlée vive comme la vingtaine d'autres victimes tombées ce jour-là.

Les enfants du couple Dagenais-Brandon sont épargnés, probablement réfugiés chez leur sœur aînée Françoise, alors nouvellement marié avec Pierre Roy, sur l'Île Jésus (Laval), situé en face, de l'autre côté de la rivière des Prairies. Ce nouveau foyer servit-il à héberger les trois sœurs Dagenais et leur frère ?

Ce n'est que six ans plus tard que Pierre, fils, quitta ses sœurs pour aller prolonger la lignée Dagenais jusqu'à nos jours. Les enfants de Pierre Dagenais vendent le 16 février 1698 à Claude Crespin de la Pointe-aux-Trembles une terre située "au-dessous du rapide à Rivière des Prairies", fait devant le notaire Adhémar dit St-Martin.

Le 21 septembre 1702, les enfants du couple Dagenais-Brandon font une procuration à leur tante Élisabeth Brandon, chez le notaire Pierre Raimbault de Montréal. Leur tante vivant à Paris, rue de Sèvres, en la paroisse St-Sulpice était la veuve de Mathurin Cotel. Les enfants annoncent le décès de leurs père et mère aux mains des << Hiroquois il y a environ quatorze ans >>.

Par cette procuration, les enfants souhaitaient être représentés par leur tante Élisabeth pour recevoir de leur oncle Jean Brandon, marchand à Lyon, <<tout ce qu'il plaira aud. Sr. Brandon de donner ou envoyer auxd. Dagenes […]>>

Aujourd'hui un parc étroit avec de beaux arbres, à la hauteur de la 54iè avenue dans l'arrondissement Rivière-des-Prairies, <<au-dessous du rapide à Rivière des Prairies>>, au 9105 du boulevard Gouin Est nommé Parc Pierre Dagenais dit Lépine. Sur place on y voit de très beaux blocs de coraux et on y pratique la pêche à la mouche.


Source : Généalogie des familles Castonguay & Prud'homme
Source : Dagenais, Chronicle of Our Branch of the Family in North America


addendum I
Devant le notaire Basset, le dimanche 4 septembre 1667, no. 391
Les signatures du couple Dagenais et Anne Brandon aux Archives de la BAnQ

addendum II
Dans le Journal des Jésuites, du 21 avril 1653, arrive à Québec un canot des Trois Rivières, et le pagayeur La Fontaine Cochon rapporte : 16 françois quittent le païs & s'enfuyent,. Parmi la liste avancée des fuyards, un certain Lefpine.

Avons-nous affaire au même Lepine trouvé dans le registre des baptêmes de Montréal comme époux d'une Marie où celle-ci est marraine d'une indienne le 6 novembre 1650 ?

Deux vénérables historiens, Lucien Campeau et Marcel Trudel avaient présumés que ce Lepine était Pierre Dagenais dit Lépine et croyaient celui-ci arrivé en Nouvelle-France en 1650 avec une épouse nommée Marie.

Nous connaissons maintenant la date de naissance de Pierre Dagenais, né dans la paroisse St-Sauveur à La Rochelle et baptisé à la chapelle de l'abbaye Sainte-Marguerite le dimanche 17 septembre 1634, tel que rapporté dans les Mémoires de la Société Généalogique Canadienne-Francaise, volume 44, no 3, 1993, page 215.

Pierre Dagenais, 31 ans, épousa Anne Brandon à la paroisse Notre-Dame de Montréal le 17 novembre 1665. Voir l'excellent texte sur Anne Brandon des chercheurs : Roland-Yves Gagné et Nadine Gilbert, Mémoires de la Société Généalogique Canadienne-Française, vol 59, no 2, 2008 page 115-131.

addendum III
Acte de mariage de
Pierre Dagenais et Anne Brandon
Le mardi 17 novembre 1665

addendum IV
où fut baptisé Pierre Dagenais le dimanche 17 septembre 1634

addendum V
Acte de naissance de Pierre Dagenais
Chronologie de Pierre Dagenais : Chronologie d'Anne Brandon :
naissance : 17 septembre 1634 /naissance 28 août 1634
1er contrat 16 août1657 (23 ans)
Leur mariage 17 novembre 1665 (à 31 ans)
Décès 9 août 1689 (55 ans) /décès 9 août 1689 (55ans)

Variantes orthographiques :
Dagen, d'Agenais, Dagenez, D'Agenez, Dageney, Dagenest, Dagenet, Dagenais, Dagenay, Dagenaye, Dagenays, Dagenetz, Dagéné, Dagène, Dagenaist, Dagenay

Pierre a épousé Anne Marguerite Brandon, fille de Daniel Brandon et Jeanne Proligne, le 17 Novembre 1655 à Notre-Dame-de-Montréal, Montréal, Québec, Canada. (Anne Marguerite Brandon naquit le 28 Août 1634 à Sedan, Champagne-Ardenne, France, est décédée le 3 Septembre 1698 à Pointe-Aux-Trembles, Montréal, Québec, Canada et fut inhumée après 15 Novembre 1698 à Pointe-Aux-Trembles, Montréal, Québec, Canada.)

Notes - mariage/union :

Les témoins au mariage étaient: Pierre Jarry; Nicolas Hubert dit Lacroix, maître-tailleur d'habits et caporal de la 17iè escouade de Ville-Marie; Gilbert Barbier ancien marguillier et charpentier; et l'officiant Gabriel Soüart prêtre de St-Sulpice de Montréal.

 

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C Dagenais 07/10/2014

Dès 2013, je faisais part à Jean-François Dagenais de mes soupçons (tout-à-fait intuitifs et restant à démontrer) que les ancêtres Dagenais étaient peut-être des protestants qui se sont retrouvés en difficulté après la reprise de La Rochelle par les forces royales et, de surcroît, après l'abolition de leurs rares libertés religieuses par la révocation de l'édit de Nantes, plus tard par Louis XIV.

J'ai ce soupçon, comme je l'avais expliqué l'an dernier, à cause d'abord du patronyme lui-même, issu de la ville d'Agen ou de sa région périphérique, l'Agenais ; cette ville et cette région se trouvant dans le sud-ouest de la France où se concentrent les protestants. Et, à priori, avoir pour patronyme un lieu (hormis un apanage nobiliaire) est déjà la trace qu'il s'agit d'un surnom reçu quand on a migré ailleurs.

Donc Arnaud Dagenais (ou quelques générations avant lui) pourrait être un protestant venu de ce lieu dont on lui donne le surnom, ce qui lui permet de mieux se protéger en masquant sa véritable identité.

J'ai ce soupçon aussi en analysant la géo-patronymie du nom Dagenais à travers les siècles (les cartes trouvées sur Internet seront transmises ultérieurement). En 1600, on ne trouve les Dagenais qu'en Charentes (et sûrement à La Rochelle exclusivement) mais en 1800 ils ont complètement disparu de ce lieu et c'est plutôt en Normandie (avec ses ports sur l'Atlantique) et en région Rhône-Alpes (proche de la Suisse protestante, Genève, etc.) qu'on retrouve les Dagenais restés en France. C'est un pattern de "fugitifs" protestants qui chercheraient des sorties de secours en cas de besoin, si l'oppression des forces catholiques s'avérait insupportable. Normalement, un pattern géo-patronymique régulier évoluerait en tache qui s'étale lentement à partir d'un point d'origine.

Tout ceci reste une hypothèse à mieux démontrer; il appartient aux chercheurs de le faire.

Cordialement

C; Dagenais

C Dagenais 15/10/2014

En post-scriptum à mon commentaire du 7 ou 8 octobre dernier, j'ajoute cet élément : Pierre, premier ancêtre Dagenais en Nouvelle-France (à la différence de son père Arnaud, resté en France) choisit une épouse, Anne Brandon, qui, comme par hasard, provient de Sedan "fief protestant", comme le formule Jean-François Dagenais. Or, il y a mieux : un chercheur américain, Frederick Dashner (dont Jean- François Dagenais connaît le travail) parle carrément des "huguenot roots of Anne Brandon" (les racines huguenotes d'Anne Brandon). Pierre Dagenais se choisit donc, à Montréal, une épouse qui, bien que catholique (sans quoi elle ne serait jamais devenue une "Fille du Roy"; la colonie royale de Nouvelle-France étant, de toute façon, interdite aux candidats-colons protestants) venait d'une famille protestante (ou qui l''avait été jusqu'à une date récente, avant les conversions de complaisance qu'on peut imaginer, à cette époque ou les autorités deviennent de plus en plus hostiles aux huguenots).

J'ai le soupçon qu'il l'a choisie, entre autres raisons, parce que, comme elle, il était d'origine (plus ou moins lointaine) protestante.